Pays Côte d'ivoire

LA COTE D'IVOIRE


D'abord protectorat français en 1843 et devenue colonie française en 1893, le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République.
L'économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel, faisant de la Côte d'Ivoire un pays phare dans la sous-région ouest-africaine. En 1990, le pays traverse, outre la crise économique survenue à la fin des années 1970 et qui perdure, des périodes de turbulence aux plans social et politique. Ces problèmes connaissent une exacerbation à la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993. L'adoption d'une nouvelle constitution[3] et l'organisation de l'élection présidentielle qui, en 2000, porte au pouvoir Laurent Gbagbo, actuel président de la République
La population ivoirienne, comme dans la quasi-totalité des pays en développement, connaît une croissance rapide. Au cours des derniers recensements effectués en 1975, 1988 et 1998, elle est chiffrée à 6 709 600, 10 815 694 puis 15 366 672 habitants. Elle est estimée à 19 800 000 habitants en 2005[25]. Cet accroissement rapide est en partie imputable à l'immigration continue de populations étrangères. Le recensement général effectué en 1998 révèle en effet un taux d'étrangers de 26%, soit plus du quart de la population totale[25]. Ces immigrés, en quête de mieux-être, sont attirés par le développement économique rapide et la stabilité sociale et politique que connaissait le pays avant le début des crises sociopolitiques et militaires. Ils proviennent majoritairement des pays voisins membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Malgré la crise politico-militaire de 2002, le pays compte encore en 2008 de nombreux étrangers originaires de la CEDEAO dont des Burkinabés, de loin les plus nombreux (environ 2 millions), des Maliens, des Guinéens, des Sénégalais, des Libériens, des Ghanéens. À ceux-ci s'ajoutent les Libano-Syriens essentiellement commerçants, quelquefois industriels, des Asiatiques et des Européens. Le pourcentage d'étrangers naturalisés est de 0,6%.
La population ivoirienne est en outre multiethnique. Cinq grands groupes ethniques, comprenant environ une soixantaine d'ethnies, constituent les nationaux d'origine[25] et sont localisés dans les régions suivantes :

  •     * au nord, le groupe voltaïque (Gur) ou sénoufos, 13 % de la population ;
  •     * au nord-ouest, le groupe mandé du Nord ou malinké, 17,2 % de la population ;
  •     * à l'ouest, le groupe mandé du Sud, 18,4 % ;
  •     * au sud-ouest et au centre-ouest, le groupe krous, 9,4 % de la population ;
  •     * au centre et à l'est, le groupe akans, 31,1 % de la population.

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CARTE DE LA COTE D'IVOIRE


Le climat est de type équatorial au sud, avec une saison des pluies qui dure de mai à novembre, et le reste du temps des précipitations occasionnelles et des températures tournant autour de 30°C, ceci dans une atmosphère très humide. Au nord, la saison des pluies est moins marquée et s’arrête en septembre, suivi d’une saison plus sèche, avec un ciel clair et des nuits fraîches, de novembre à mars. C’est la saison la plus propice à une découverte du pays, en évitant toutefois la période de fin janvier et début février, où souffle l’harmattan, vent du Sahara chargé de sable et recouvrant tout d’une poussière jaune qui s’infiltre partout.     
Le climat est généralement chaud et humide. Les saisons sont plus faciles à distinguer par la pluie et la direction du vent que par la température. Les masses d'air continental et maritime, suivant le mouvement du soleil, du nord au sud, déterminent le cycle des saisons, qui est associé à la chaleur et au froid.
Au cours du premier semestre de l'année, la masse d'air chaud maritime pousse vers le nord à travers la Côte d'Ivoire, en réponse au mouvement du soleil. Devant lui, une ceinture de basse pression, ou front intertropical, apporte l'air chaud, la pluie et les vents dominants du sud-ouest. Comme le cycle solaire se renverse au milieu de l'année, la masse d'air continental se déplace vers le sud, permettant à l'harmattan sec nord de dominer. Les Vents de surface sont légers, rarement supérieurs à quinze à vingt kilomètres par heure.

Deux zones climatiques sont créées par l'alternance des vents. Dans le nord, les conditions tropicales délimitent deux grandes saisons. De fortes pluies tombent entre juin et octobre, avec une moyenne de 110 centimètres par an. Le long de la côte équatoriale, les conditions éqauatoriales prévalent. Quelques chutes de la pluie la plupart des mois, avec une moyenne de 200 centimètres par année, mais quatre saisons sont généralement différenciées. De fortes pluies tombent entre mai et juillet, la plupart des années, et de plus courtes pluies en août et septembre. La petite saison sèche apporte encore quelques rares précipitations durant les mois d'octobre et novembre, suivie par la principale saison sèche de décembre à avril.
Température et humidité suivent généralement la même tendance, avec des températures moyennes entre 25°C et 30°C et variant de 10°C à 40°C. Les températures sont plus élevées dans le sud, mais peuvent dépasser 30°C, même dans le grand nord. L'humidité relative moyenne est de 85 pour cent dans le Sud et 71 pour cent dans le nord. 


Carte de la côte d'ivoire



HISTOIRE


Le territoire de la Côte d'Ivoire présente l'aspect d'un quadrilatère, dont la partie sud offre une façade de 520 km sur l'océan Atlantique, dans la partie occidentale du Guinée. Le pays est caractérisé par un relief plat et un climat généralement chaud et humide, qui constitue une transition entre l'équatorial et le tropical.
Baignée au Sud par l'Océan Atlantique dont la barre, phénomène typique du Golfe de Guinée, rend l'accès des plus difficiles, mais qui n'en constitue pas moins une large ouverture de près de 550 kilomètres, la Côte d'Ivoire appartient à l'ensemble géographique de l'Afrique Occidentale dont la principale caractéristique est la monotonie du relief. En effet, la rareté des accidents du relief en fait un pays particulièrement homogène de la mer à ses limites septentrionales. Les accidents les plus importants alors connus ne dépassent pas 400 mètres. Le Mont Nimba dans l'Ouest du pays est signalé par la mission d'Ollone, mais son importance ne sera que tardivement connue après la mission qu'effectua dans la région Auguste Chevalier en 1908 - 1909. Cette chaîne de montagnes « probablement la plus haute de l'Afrique Occidentale naît à l'Est du N'zo, sous l'aspect d'une très haute falaise et se continue vers l'Ouest sur une longueur de 50 kilomètres, avec des sommets variant de 1 000 à 1 600 mètres, le point culminant, près du N'zo, atteignant 1 644 mètres. L'importance économique et climatique de ces massifs montagneux est réelle, dans la mesure où on y découvre un grand nombre d'arbres pouvant donner des matières oléagineuses exportables, le palmier à huile notamment, et des rivières qui une fois rendues navigables constituent des voies d'évacuation très économiques pour les produits de l'intérieur de l'Afrique Occidentale, mais surtout il trouve un climat tempéré propice au repos. La frontière Ouest avec la République du Libéria, à défaut d'une délimitation précise, emprunte la limite naturelle que constitue le fleuve Cavally.

 À l'Est, en revanche, elle est limitée par la colonie britannique de la Gold Coast (Ghana actuel) avec laquelle elle partage une frontière commune longue de près de 600 kilomètres, de surveillance très difficile. Au Nord, la colonie est limitée par le Haut-Sénégal-Niger (le Burkina Faso et le Mali actuels) suite au décret du 17 octobre 1899 qui délimite la frontière entre ces territoires de la mouvance française. La monotonie qui caractérise le relief est, en revanche, compensée par la variété de la végétation. Deux types principaux se partagent le paysage: la grande forêt dense au Sud de la colonie et la savane dans le Nord.

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TRANSPORT 


Le transport en Côte d'Ivoire est un domaine où le pays s'est illustré. Les infrastructures de transports sont largement plus développées que dans les autres pays de l’Afrique de l'Ouest, malgré une crise qui a empêché leur entretien régulier ou leur développement.
Dès son accession à l'indépendance, la Côte d'Ivoire met l'accent sur le développement et la modernisation des transports, tant en ce qui concerne le déplacement des personnes que le transit des marchandises. D'importantes infrastructures sont donc construites, dans les secteurs du transport routier, du transport ferroviaire, du transport maritime et du transport aérien.
En dépit de la crise, les pays voisins (Burkina Faso, Mali, Niger, et Guinée) continuent de dépendre fortement de ses installations de transport pour leurs importations et exportations et des transferts de leurs nationaux émigrés en Côte d’Ivoire.

Fret maritime au Burkina Faso
Après le retour annoncé d`une nouvelle compagnie nationale de transport aérien pour la Côte d’Ivoire (Air-Côte d’Ivoire), un nouveau défi s’impose aux autorités ivoiriennes, principalement au ministère des Transports. Il s`agit de la création d`une compagnie nationale de transport maritime. Celle-ci devra faciliter le commerce entre la Côte d’Ivoire et le reste du monde, via la voie maritime. C`est le plus grand souhait de certains opérateurs nationaux qui indiquent éprouver d`énormes difficultés avec certaines compagnies étrangères. Selon certains qui exercent dans le secteur du transit, il n’est pas normal qu’un pays comme la Côte d’Ivoire ne puisse disposer d’une compagnie de transport maritime. D’autant plus que le pays bénéficie d’une façade maritime importante.
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AVION

 La vision de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC)
L’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) est l'autorité compétente de la Cote d’Ivoire en matière de sécurité aérienne et de sureté aéroportuaire.
Ses missions sont :
- d’assurer pour le compte de l’Etat, les missions régaliennes de réglementations, de contrôle, de surveillance, de sûreté aéroportuaire, de sécurité de l’aviation, de médecine aéronautique, et de coordination en matière de transport aérien
-de veiller au respect des règles régissant le transport aérien international édictées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI)
Les objectifs de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) sont d’abord d’assurer un développement sûr et harmonieux de l’aviation civile nationale et du transport aérien en Côte d’Ivoire ; et ensuite de promouvoir une culture nationale de l’aviation civile et du transport aérien. Nous devons retrouver notre fierté de l’époque où les avions de la compagnie multinationale Air Afrique étaient immatriculés en Côte d’Ivoire et suivis par notre aviation civile. La qualité de nos services nous valait l’admiration et le respect de toute la sous région. 
anac

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LE TRAIN

Dans les années 1880, de nombreuses expéditions cherchent à étendre l'influence française dans l'intérieur du pays. Parti du haut-Niger courant 1887, le capitaine Louis-Gustave Binger fait son entrée dans l'important centre de commerce de Kong le 20 février 1888. Il en repart aussitôt pour explorer les régions situées à l'est du fleuve Comoé et le pays Mossi, allant jusqu'à la capitale Ouagadougou. De retour à Kong le 5 janvier 1889, Louis-Gustave Binger y rencontre Marcel Treich-Laplène venu à sa rencontre depuis la côte. À eux deux, ils arrachent la signature d'un traité de protectorat. Ils repartent alors pour la côte et arrivent à Grand-Bassam le 20 mars 1889. La Côte d'Ivoire est érigée en colonie autonome le 10 mars 1893, avec Grand-Bassam pour capitale et Louis-Gustave Binger comme premier gouverneur. Le principal opposant à la colonisation, Samory Touré, est capturé par surprise par le détachement du Commandant Gouraud à Guilémou le 29 septembre 1898. La mise en valeur de la nouvelle colonie peut désormais commencer. Mais un simple regard sur une carte de géographie montre l'étendue des difficultés : le sud est recouvert par la forêt tropicale, qui s'étend du Libéria à la Côte d'Or sur une largeur atteignant parfois 300 kilomètres, à l'exception du pays Baoulé, une région de savane située entre le N'zi et le Bandama qui s'enfonce dans la forêt jusqu'à 120 kilomètres de la mer. C'est la "voie naturelle" pour accéder aux régions soudanaises situées au nord de Kong, Korhogo et Odienné. Battue par la houle, la côte est plus qu'inhospitalière et présente une barre caractéristique, rendant difficile l'accostage des embarcations de faible tonnage. Dans sa partie est, elle est longée sur près de 140 kilomètres par la lagune Ebrié, qui communique avec la mer par l'embouchure du fleuve Comoé près de Grand-Bassam.
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TANSPORT BUS/CAR

Afin de décongestionner la capitale ivoirienne, l'État a lancé la procédure de financement de la mise en œuvre et de l'exploitation d'un train urbain de voyageurs. Le ministère des Transports, qui pilote le projet, a reçu les offres de deux consortiums, leaders mondiaux dans le domaine des transports. Il s’agit du canadien Bombardier et du sud-coréen Samsung, qui seront confrontés aux français Bouygues, Alstom et Systra. La partie s’avère très serrée car les deux concurrents ont fait la même offre financière, autour de 500 millions d’euros de financement. Or selon une source gouvernementale, « tout se jouera sur l’offre financière car la priorité de l’État dans ce projet sera de minimiser sa contribution financière. Le concessionnaire devra faire une offre qui mobilise des bailleurs de fonds crédibles. C’est l’intérêt de la Côte d’Ivoire qui primera. Le président Alassane Ouattara a donné des consignes fermes pour que la compétition soit la plus transparente possible. »
Rationnaliser les déplacements
Le projet tel qu'il est conçu ne devrait pas engager de changement dans le foncier. Les lignes de rail existantes, longues de 37 kilomètres environ, propriété de la Sitarail (société commune de l’État ivoirien et du français Bolloré) serviront à la mise en route du train urbain. «  Abidjan est une ville qui se développe très rapidement et son système de transport est dépassé. Nous estimons que la création d’un système de train urbain permettra de rationnaliser le déplacement des 6 millions d’habitants d’Abidjan », confie Pascal Drouhaud, le directeur Afrique subsaharienne et Amérique du français Alstom.
Le train urbain d’Abidjan, s’il est réalisé, pourrait transporter selon les premières études environ 260 000 personnes par jour. Les résultats de la compétition seront connus avant la fin du premier semestre 2013. 
La gare d'Adjamé, à Abidjan, est en réalité un vaste ensemble de gares. Chaque compagnie a sa propre gare mais depuis que de nouvelles gares routières ont été construites à proximité de l'autoroute, la confusion est encore plus indescriptible qu'auparavant, ce qui aggrave l’insécurité du voyageur.
Soyez absolument sûr que la compagnie qui vous intéresse se trouve à Adjamé, ne vous y rendez pas le soir, prenez un taxi et demandez au chauffeur de vous conduire à la gare de la compagnie qui vous concerne directement.
Sachez que le danger d'agression est tel que les compagnies de bus qui arrivent avant 6h du matin recommandent aux passagers de ne pas sortir du bus avant le jour.

- Chaque ville importante du pays compte au moins une compagnie de cars qui la relie quotidiennement à Abidjan.
- Deux compagnies dominent le marché par leur réseau devenu très dense et quasiment national : l'Union des Transports de Bouaké (UTB), et la STIF (originaire de Daloa). Cette dernière était réputée la meilleure (moins d'accidents), mais ses bus sont en train de se détériorer rapidement. Toutes deux disposent d'une grande gare au sein d'Adjamé. Elles assurent des départs fréquents pour toutes les grandes villes du pays à l'exception notable des villes du Nord, fief du président du syndicat des transporteurs et de ses compagnies.
- À noter que la STIF assure également des liaisons avec les pays limitrophes (le Ghana, le Bénin et le Togo).
- Quant à la compagnie Sans Frontières, elle relie Yamoussoukro à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou au Burkina Faso, tous les jours et régulièrement, à partir d'Abidjan, Bouaké, Daloa et San Pedro.
Vue la concurrence que se livrent ces compagnies, prendre le bus est devenu le moyen le plus économique pour visiter le pays. Compter environ 2 500 CFA pour un trajet Abidjan-Yamoussoukro. Le bagage est souvent facturé en supplément.
À noter aussi, les places sont numérotées mais pas toujours respectées.
Quant à un trajet de bus en ville, compter 200 CFA pour un ticket.


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