Droit de l'homme  Burkina Faso

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FIDH BURKINA FASO


A Ouagadougou, la journée a été marquée par une marche qui devait aboutir à la remise d’un message au Premier ministre, Chef du Gouvernement. Malheureusement, la marche sera réprimée par les forces de sécurité avant la remise dudit message ; les manifestants ayant, selon les autorités, franchi les barrières de police.
Sous ce prétexte, les manifestants furent dispersés sans ménagement par les forces de sécurité usant de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes. Cette répression a fait plusieurs blessés.
Le MBDHP note, qu’une fois de plus, l’instauration de « zones rouges » dans la capitale a conduit à des débordements et à la répression de manifestations publiques. Cet état de fait remet au goût du jour la question du libre exercice des libertés démocratiques dans notre pays. En effet, l’instauration de zones interdites aux manifestations publiques remonte au début des années 2000 dans la ferveur de la lutte du Collectif contre l’impunité. Depuis cette période, les manifestations publiques sont confinées dans des espaces bien précis ; ce qui constitue une restriction inacceptable des libertés de manifestations ainsi qu’un prétexte pour la répression de celles-ci. Déjà le 8 avril 2000,une marche pacifique du Collectif contre l’impunité avait été sauvagement réprimée sous le même prétexte, de même que la marche du 11 mars 2011 organisée par l’Association Nationale des Etudiants Burkinabè (ANEB) pour réclamer la lumière sur la mort de l’élève Justin ZONGO.
Une telle tendance à la répression sous des prétextes fallacieux témoigne d’une conception autoritaire du rôle dévolu aux forces de sécurité pendant les manifestations publiques. Pourtant, la liberté de manifestation est un droit constitutionnel qui s’impose à l’Etat qui doit en garantir le libre exercice par tous les citoyens sans distinction de leur appartenance politique. Dans ce cadre, l’érection d’espaces publics en zones dites rouges et interdites de toutes manifestations publiques, constitue une restriction illégitime et injustifiable à l’exercice des libertés démocratiques.

C’est pourquoi, le MBDHP [1] :
Dénonce et condamne la répression de la manifestation de l’opposition politique par les forces de sécurité ; Souhaite un prompt rétablissement aux personnes blessées lors de la manifestation du 29 juin 2013 ; Appelle les autorités à respecter scrupuleusement la liberté de manifestation des populations en supprimant les « zones rouges » dans la ville de Ouagadougou.

  • Non aux restrictions injustifiées des libertés de manifestations !
  • Non à la répression policière des manifestations publiques !
  • Non au retour insidieux aux régimes d’exception !


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AMNESTY INTERNATIONAL



Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 3 millions de sympathisants, de membres et de militants qui défendent les droits humains et luttent contre les atteintes à ces droits dans plus de 150 pays et territoires.
La vision d’Amnesty International est celle d’un monde où tout être humain peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres textes internationaux.
Essentiellement financée par ses membres et les dons de particuliers, Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique, de toute puissance économique et de tout groupement religieux.
Vous pouvez nous aider à faire changer les choses en devenant membre ou sympathisant d'Amnesty International.
À propos d'Amnesty International.Découvrez notre organisation, le travail que nous effectuons et la manière dont nous nous mobilisons pour améliorer la vie des gens.


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HCDC BURKINA FASO


Le Burkina Faso et les Organes fondés sur la Charte et les Organes de traités
Les organes chargés des droits de l'homme
Le système des Nations Unies pour la promotion et la protection des droits de l'homme comporte deux types d'organismes : les organes de la Charte des Nations Unies, dont le Conseil des droits de l'homme, et les organes créés au nom des traités internationaux des droits de l'homme. La plupart de ces organes bénéficient des services de secrétariat  du Département des traités et de la commission du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH).


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ohchr

MBDHP MOUVEMENT BURKINABE



Le MBDHP Mouvement Burkinabé des droits de l'Homme et des peuples est une ONG non gouvernementale créee le 19 Février1989 la mission et le rôle du MBDHP il se fixe comme mission, la promotion la protection et la défense des droits fondamentaux et des libertés individuelles et collective de la personne humaine dont les principes sont énoncés dans la déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 dans la charte africaine des droits de l'Homme et des peuples de 1981
Revue de Presse sur les droits humains au Burkina La charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, en son article 6 dispose que :

  •     * Tout enfant a droit à un nom dès sa naissance ;
  •     * Tout enfant est enregistré immédiatement après sa naissance ;
  •     * Tout enfant a le droit d'acquérir une nationalité ;

Si l'enregistrement des enfants dès leur naissance est un fait pratiquement acquis dans les pays développés, très peu de pays en développement, en revanche, ont pris la mesure de son importance. La situation varie cependant d'un pays à l'autre. Au Burkina Faso, selon les statistiques du ministère de la justice, à peine 20% des naissances font effectivement l'objet d'une déclaration conformément à la loi. Ainsi, de nombreux enfants se trouvent dépourvus du premier document juridique qui conditionne leur vie de citoyens. Cette situation est malheureusement préjudiciable à plus d'un titre.
Adresse :
01, BP 2055, Ouagadougou,01 situé en zone commerciale
Pays : Burkina Faso
Téléphone : =226650313150    Télécopie : =22650313228
 Langues de travail : Français
Vous trouverez la possibilité d'adhérer à NDH à la fin de ce site. 



mbdhp

ASSOCIATION DES FEMMES JURISTE DU BURKINA FASO



L'Association des Femmes Juristes du Burkina Faso (AFJ/BF)
a été créée en novembre 1993 par un groupe de femmes juristes désireuses de lutter pour la promotion du droit et contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Aujourd'hui, l'association réunit 126 juristes burkinabé. Elle est ouverte aux femmes diplômées en droit, exerçant ou ayant exercé une profession juridique ou étudiantes en droit. Elle admet également des membres associés et des membres honoraires (hommes diplômés en droit, étudiants, associations…) et est affiliée à la Fédération des Juristes Africaines ainsi qu'à d'autres réseaux d'associations tels que WILDAF/BF, RECIF-ONG et le REN-LAC.
Le bureau de l'association est composé de sept membres. Hormis trois salariés (le coordinateur, une secrétaire et un agent de liaison), l'association est uniquement composée de bénévoles.

La justice au service de la femme.
Les objectifs sont les suivants :

  •     * Être au service de la femme et de la famille en particulier, et du peuple burkinabé en général.
  •     * Faire connaître et promouvoir tous les droits de la femme et de la famille par l'information et la sensibilisation. Les chefs religieux et coutumiers sont généralement impliqués dans les campagnes d'information. Les femmes y apprennent quels sont leurs droits et comment elles peuvent se défendre. L'association prône le dialogue au sein des familles avant toute action juridique.
  •     * Étudier la législation nationale et internationale en direction des femmes et de la famille et suggérer aux autorités politiques différentes actions en faveur de la femme.
  •     * Assister la femme dans la défense de ses droits et acquis.
  •     * Contribuer à tous les efforts déployés par la femme afin d'arriver à l'égalité de traitement devant l'emploi et de favoriser l'accès de la femme à toutes les carrières.
  •     * Contribuer à l'élaboration, à la reformulation et à la vulgarisation des textes juridiques.
  •     * Former et sensibiliser toutes les couches sociales sur les Droits de la Femme. Ainsi, des séances de sensibilisation de trois jours sont fréquemment organisées. À l'issue de ces séminaires, un "point focal" chargé d'assurer le suivi de la formation est mis en place.



       PARLEMENT DES ENFANTS DU BURKINA FASO    


 
 Parlement des enfants du Burkina Faso
 Enraciner la démocratie depuis la base à travers les enfants » est l'objectif principal du processus de mise en œuvre du parlement des enfants dans les différentes localités du pays.
Les enfants semblent de plus en plus comprendre les leçons de la démocratie. Cela est un signe d'espoir.« Nous avons gagné, ouahou, nous avons gagné, notre candidate Fatoumata est élue. Nous sommes très contents ». C'est par ces cris de joie que les membres du « parti » camp de Fatoumata 11 ans nouvellement élue nous ont accueilli à l'école Djanabamba de Banfora. Des cris de grande joie comme peuvent l'exprimer tous les enfants du monde de leur âge. Cette école faisait partie des autres écoles et d'autres structures qui venaient la veille seulement de prendre part à la première phase des élections devant conduire au renouvellement des députés juniors de cette structure nationale du Parlement des enfants crée en 1997 et institué par décret présidentiel le 28 janvier 1998.
Un des problèmes qui vient si souvent déranger cette paix en construction dans les différents pays du monde reste les élections. Elles sont toujours sujets de grands débats pour ne pas dire de grands conflits. Les uns accusent sur la non transparence, les autres se défendent sur la régularité du scrutin et avec observateurs superviseurs et médiateurs on arrive tant bien que mal à soigner les blessures avant ou après élections. Des pays vivent ainsi à longueur de temps sous tension ce qui éloigne des chemins du développement tant recherché, de la stabilité tant désirée, de la paix tant souhaitée. Cette paix pour nos enfants et nos familles qui sont souvent contraints à l'exode et à la errance sur les routes périlleuses du monde.
Le Burkina Faso depuis la date de la création du Parlement des enfants veut amoindrir voir éviter dans les années à venir ces dérives. Il faut la participation des enfants au jeu démocratique pour les préparer à donner de la valeur à l'acte de vote. Monsieur Pierre WANGO est Haut Commissaire et premier responsable administratif de Banfora, cette province frontalière de la Côte d'Ivoire. Il a coordonné et supervisé très sérieusement ces élections. Il nous affirme ceci « Nous avons voulu par ces élections aussi donner l'exemple aux grandes personnes. Le pays consolide ainsi les bases de la démocratie. J'ai bien expliqué à tout le monde que c'était loin d'être un jeu d'enfants. C'est une grande école de participation qui va aussi préparer ces enfants à être des démocrates dans les années à venir en respectant le verdict des urnes».
Ainsi l'implication de toutes les structures régionales et provinciales a été effective dans ce processus. Il y avait d'abord la phase des préparations. La campagne couvrait deux semaines : le début et la clôture ont été marqués par un message délivré par le Président ou la Présidente du Parlement provincial sortant diffusé à travers les radios locales et les différentes places (Ecoles, Centres, Eglises, Mosquées, Temples et autres). Ce message est une invite à s'inscrire et à aller accomplir son devoir d'enfant citoyen le jour des élections. L'inscription se fait sur demande devant contenir un acte de naissance ou tout autre document attestant de l'identité de l'enfant.
Les différents candidats ont eu deux semaines pour battre campagne sans insulte, ni dénigrement du candidat adverse. Seulement, convaincre par son programme qui s'inspire de la Convention relative aux Droits de l'enfant. Document multiplié et distribué à l'ensemble des candidats. Chaque structure a été appelée à élire deux représentants : une fille et un garçon. Après chaque élection, un comité de validation se tient sous la coordination du Haut Commissaire. Les cas de fraudes et autres sont sanctionnes par ce Comité.
Les organisateurs, pour bien valoriser l'évènement ont dû libérer leur génie créateur. L'armoire se trouvant dans la classe a servi d'isoloir. L'urne est un simple carton avec une partie un peu ouverte pour laisser passer le bulletin qui est le quart d'un papier estampillé par le Haut Commissariat. Ils se sont inspirés des vraies élections avec ce fait notable et louable : Même sans moyens financiers énormes on peut faire des élections propres et crédibles. La seule volonté peut amener loin et bien. Dans les provinces parcourues, on note un engouement énorme des enfants à prendre par à ce jeu démocratique. Nous sommes surpris par la participation des enfants. Ils ont battu la campagne avec des idées mais aussi avec des bonbons, des patates et des piécettes. Nous explique ce directeur de l'école ou se trouve le bureau de vote N02 de la ville de Banfora.

Les partenaires du gouvernement dans ce noble processus sont l'UNICEF et PLAN Burkina. Ces deux Institutions accompagnent le Parlement des enfants depuis sa création. D'autres partenaires sont attendus pour aider ces enfants qui seront élus et qui devront recevoir des formations pour bien remplir leur mission.
Chaque province du pays a désormais son Parlement composé de 14 enfants 7 filles et 7 garçons avec un Président ou une Présidente Provinciale. Dans une des provinces qui nous a accueilli C'est une fille qui est élue Présidente Provinciale. Chaque Région aura son Parlement compose de 8 enfants : 4 filles et 4 garçons avec aussi un Président ou une Présidente Régionale. Enfin le Burkina Faso aura son Parlement national composé de 126 enfants dont 63 filles et 63 garçons avec un Président National en fin décembre. Belle leçon de démocratie décentralisée et à la base.

La Paix a une partie de ses racines dans la démocratie consolidée. Le Burkina Faso en a fortement besoin. Il prépare ainsi ses enfants à la participation citoyenne. Nous avons gagné crient les enfants, disons ceci avec eux; la démocratie au Burkina Faso a gagné. Les enfants grandiront avec une culture démocratique fortifiée au service d'une paix renforcée pour un développement assuré. Demain sera différent.



PARLEMENT ENFANT


DECLARATION DES DROIT DE L'HOMME



  Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.


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